Genre et langage

L’écriture inclusive : un guide pratique et un t-shirt qui le proclame !

L’écriture inclusive : un guide pratique — et un t-shirt qui le proclame !

Vous entendez partout que l’écriture inclusive serait « trop compliquée » ? Spoiler : ce n’est pas le cas. Preuve vivante : vous et moi l’utilisons déjà sans y penser. Avant d’entrer dans le vif du sujet, sachez qu’il existe même un T-shirt TOUS.TES qui célèbre cette façon d’écrire — un clin d’œil stylé pour afficher vos valeurs au quotidien (100 % coton, coupe unisexe, 28 €) ! 

Pourquoi l’écriture inclusive n’est-elle pas si sorcière ?

L’argument du « c’est trop technique » tombe dès qu’on observe notre langue : elle évolue tous les jours, accueille sans cesse de nouveaux mots et s’adapte volontiers à nos réalités. L’écriture inclusive, c’est la même dynamique : un ensemble d’outils pour ne plus invisibiliser la moitié (ou plus !) de la population.

Le cœur du sujet : petit manifeste pratique par Ty Guillot.

L’écriture inclusive, c’est forcément compliqué ? Pas vraiment. En fait, beaucoup d’entre nous l’utilisent tous les jours sans s’en rendre compte. La langue française est riche et, même si elle est très genrée, on peut facilement faire des détours pour s’exprimer de manière neutre.

 

L’astuce la plus simple, et très utilisée dans les hautes institutions, c’est de doubler l’adresse : par exemple, lorsque le Président commence un discours en disant « Françaises, Français ».

 

On peut aussi recourir à des formules épicènes : dire être en joie, se réjouir plutôt que être content/contente ; parler du corps médical ou du corps enseignant au lieu des médecins ou des enseignants/enseignantes. L’usage des mots épicènes (naturellement neutres) est idéal pour inclure tous les genres, mais on peut aussi inventer des néologismes lorsqu’aucun terme n’existe.

 

Aménager la langue pour qu’elle reflète nos vécus est un acte quotidien : chaque année, de nouvelles expressions s’installent, preuve que la langue est vivante. Toute forme qui n’est ni strictement masculine ni féminine peut tendre vers la neutralité.

 

Les usages les plus courants :

 

- Le point médian : Je suis content.e

- Le "e" entre parenthèse : Je suis content(e)

- La majuscule : Je suis contentE

 

Chacune de ces graphies a une portée politique différente. Le “e” entre parenthèses peut renvoyer le féminin à la marge ; la majuscule, au contraire, le valorise. On peut aussi inventer des formes mixtes : contentx, contenx, conten.

Les mots qui changent de structure selon le genre s’adaptent aussi : auteur/autrice → auteurice ou autaire ; chanteur/chanteuse → chantereuse, chanteuxe ; heureux/heureuse → heureuxse, heureuxe ou heureu.

 

En somme, l’écriture inclusive est plurielle et en perpétuelle création. Il n’y a pas UNE bonne méthode ; certains usages sont juste plus répandus. Expérimentez, appropriez-vous la langue : plus nous pratiquerons ces formes, plus les minorités de genre gagneront en visibilité.

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Clefs

Trois clefs pour se lancer (ou aller plus loin)

  1. Commencez par le doublet simple

    • Chères lectrices, chers lecteurs fonctionne partout… même dans vos mails pros !

  2. Ayez sous le coude une mini-liste de mots épicènes

    • Personne, équipe, public, entourage, candidature, ministre, élève, collègue, jury, membre…

    • Glissez-les quand vous bloquez ; c’est souvent la solution la plus fluide.

  3. Osez créer vos propres hybridations

    • Vous hésitez entre étudiant et étudiante ? Essayez étudiant·e ou même étudiantx.

    • Tant que votre lectorat comprend, vous ouvrez la voie !

T-shirtPride Month

Un mot sur la dimension politique

 

Choisir d’écrire de façon inclusive, c’est refuser l’effacement. C’est rappeler que la langue façonne nos imaginaires et nos rapports de pouvoir. Même si tout le monde ne se sent pas concerné, chaque tentative rend la société un peu plus accueillante pour les personnes minorisées — et c’est déjà énorme.

 

Passez le message… sur du coton !

 

Si cette démarche résonne, affichez-la fièrement ! Le t-shirt TOUS.TES de My Frenchie Tomboy rappelle en un clin d’œil que l’inclusivité se porte, se lit et se vit. Idéal pour un atelier d’écriture inclusive, une marche des fiertés ou votre quotidien au bureau. 

Conclusion

 

L’écriture inclusive n’est pas un casse-tête ; c’est un terrain de jeu linguistique qui reflète la diversité humaine. Alors testez, ajustez, inventez — et surtout, partagez vos trouvailles. Plus nous serons nombreux·ses à le faire, plus la langue française deviendra le miroir fidèle d’une société inclusive.

À vos claviers (et pourquoi pas à vos t-shirts !) 🏳️‍🌈

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